Greffe de cheveux

FUE Saphir ou DHI : quelles différences et quelle technique privilégier ?

FUE Saphir ou DHI : quelles différences et quelle technique privilégier ?

Chez Regenae, la FUE Saphir est notre technique de référence pour la majorité des greffes de cheveux.

Nous la privilégions particulièrement lorsqu’il faut reconstruire une ligne frontale, traiter une zone importante ou rechercher une forte densité.

La raison est directement liée à la façon dont la greffe est construite.

Avec notre approche Saphir, l’ensemble des sites qui vont recevoir les greffons est préparé avant l’implantation. Nous pouvons donc définir à l’avance leur nombre, leur répartition, leur espacement, leur angle et leur orientation sur toute la zone receveuse.

C’est cette architecture préalable qui nous permet notamment de réaliser un dense packing homogène sur des surfaces importantes, tout en contrôlant précisément le dessin de la ligne frontale.

La DHI repose sur une autre logique : les greffons sont implantés à l’aide d’un stylet de type Choi, qui permet de créer le site et d’y déposer le follicule dans le même geste.

Cette approche peut être particulièrement utile lorsque l’on souhaite ajouter des greffons entre de nombreux cheveux natifs déjà présents.

C’est pourquoi nous utilisons également le Choi dans certaines indications spécifiques, notamment certaines redensifications diffuses.

Mais pour le cœur de notre activité (lignes frontales, golfes, premier tiers, grandes zones et forte densité), nous privilégions la FUE Saphir.

FUE Saphir et DHI : la différence essentielle

Avant de comparer les deux approches, il faut comprendre que les termes sont souvent mal utilisés.

FUE désigne principalement la technique utilisée pour prélever les unités folliculaires dans la zone donneuse.

Les follicules sont extraits individuellement à l’aide de petits punches.

Ensuite vient une deuxième étape : l’implantation dans la zone receveuse.

C’est principalement à ce niveau que Saphir et DHI diffèrent.

Avec une FUE Saphir

Les unités folliculaires sont prélevées en FUE.

Puis les sites destinés à recevoir les greffons sont créés avec de fines lames en saphir.

Une fois cette cartographie réalisée, les greffons sont implantés dans les sites préparés.

Avec une implantation DHI / Choi

Les greffons sont également généralement prélevés en FUE.

Ils sont ensuite chargés dans un stylet implanteur.

Avec un implanteur de type sharp Choi, l’instrument pénètre le cuir chevelu et dépose le greffon dans le même geste.

La vraie différence n’est donc pas :

FUE contre DHI.

Elle se situe surtout entre :

préparer l’architecture des sites receveurs avant l’implantation

et

créer chaque site au moment où le greffon est implanté.

La littérature spécialisée distingue elle aussi clairement la phase d’extraction des différentes techniques possibles de création des sites et de placement des greffons.

Pourquoi Regenae privilégie la FUE Saphir

1. Parce qu’une greffe est d’abord une architecture

Une greffe naturelle ne consiste pas à déposer plusieurs milliers de cheveux dans une zone vide.

Il faut reconstruire une organisation capillaire.

Sur une ligne frontale, par exemple, les cheveux ne poussent :

  • ni tous avec le même angle ;
  • ni tous dans la même direction ;
  • ni avec la même densité ;
  • ni avec le même nombre de cheveux par unité folliculaire.

La première ligne doit être suffisamment irrégulière pour ne pas produire un effet artificiel.

Les unités à un cheveu sont particulièrement importantes sur cette bordure.

Puis la densité augmente progressivement en arrière.

L’orientation change également entre la partie centrale du front et les golfes.

Avec la Saphir, nous préparons cette architecture avant de commencer le placement des greffons.

Chaque site participe à la future direction d’un cheveu.

C’est pourquoi la phase de création des sites receveurs est centrale dans notre protocole. Nous détaillons ce qui fait le naturel d’une ligne frontale dans notre article greffe de cheveux et ligne frontale : comment obtenir un rendu naturel ?

La littérature médicale souligne elle aussi que la taille des sites, leur angle, leur orientation et leur distribution jouent un rôle direct dans la densité et l’aspect esthétique final d’une transplantation.

2. Parce que nous recherchons une forte densité

C’est probablement l’une des différences les plus importantes dans notre pratique.

Lorsqu’un patient vient reconstruire une ligne frontale ou un premier tiers fortement dégarnis, nous cherchons souvent à obtenir une densité importante sur les zones où elle aura le plus d’impact esthétique.

En transplantation capillaire, on parle de dense packing lorsque l’on implante un nombre élevé d’unités folliculaires par cm².

La littérature spécialisée utilise généralement ce terme à partir d’environ 30 à 35 unités folliculaires/cm², avec des densités supérieures possibles selon les caractéristiques du patient.

Chez Regenae, pour les grandes zones nécessitant une forte densité, notre protocole Saphir nous permet de travailler à une densité plus élevée et surtout plus homogène que l’implantation au Choi telle que nous l’utilisons.

Pourquoi ?

Parce que les sites sont tous préparés avant l’implantation.

Nous pouvons donc décider sur l’ensemble de la zone :

  • combien de sites créer ;
  • à quelle distance les positionner ;
  • où concentrer davantage de densité ;
  • où la réduire progressivement ;
  • comment conserver suffisamment d’espace entre eux ;
  • comment répartir les greffons sur plusieurs milliers de sites.

Nous ne construisons pas la densité greffon après greffon.

Nous construisons d’abord la trame complète de la zone receveuse.

C’est particulièrement important sur une grande ligne frontale ou un premier tiers complet.

3. Parce qu’une forte densité doit rester homogène

Le chiffre de densité n’est pas suffisant.

Deux greffes peuvent afficher la même moyenne de greffons/cm² et pourtant produire une impression très différente.

Imaginons 2 500 greffons.

Ils peuvent être répartis uniformément sur toute une zone.

Ou être concentrés davantage au niveau de la ligne frontale et progressivement espacés vers l’arrière.

Ils peuvent être distribués en tenant compte du calibre des cheveux et du nombre de cheveux par unité folliculaire.

Ou simplement implantés selon une moyenne.

Pour nous, le dense packing n’est donc pas seulement :

« combien de greffons pouvons-nous mettre sur 1 cm² ? »

La question est plutôt :

« comment répartir cette densité sur toute la zone pour produire le meilleur effet visuel ? »

La préparation préalable des sites nous permet précisément de travailler cette répartition.

4. Parce que la ligne frontale demande un contrôle très précis des angles

La densité ne suffit pas à produire une belle ligne frontale.

Un cheveu implanté trop verticalement peut être visible même lorsque la densité est excellente.

L’angle d’émergence est donc essentiel.

À certains endroits de la ligne frontale, les cheveux doivent émerger avec un angle relativement faible par rapport au cuir chevelu.

Dans d’autres régions, notamment vers les golfes et les zones temporales, leur orientation doit progressivement changer.

La création des sites avec des lames fines permet de définir cette direction avant le placement.

Le greffon vient ensuite suivre le trajet préparé.

L’implantation ne décide donc pas de l’architecture : elle vient remplir une architecture déjà construite.

C’est une distinction importante dans notre manière de travailler.

5. Parce que cette approche est particulièrement adaptée aux grandes greffes

Une greffe de quelques centaines de greffons et une greffe de 3 500 ou 4 000 greffons ne posent pas exactement les mêmes problèmes d’organisation.

Sur une intervention importante, il faut répartir plusieurs milliers de follicules entre différentes régions :

ligne frontale → premier tiers → zone médiane → éventuellement vertex.

Chaque zone peut nécessiter :

  • une densité différente ;
  • un angle différent ;
  • une orientation différente ;
  • une sélection différente des unités folliculaires.

La préparation préalable des sites permet de cartographier tout cela avant le placement.

C’est une des raisons pour lesquelles nous considérons la Saphir particulièrement adaptée aux grandes sessions que nous réalisons régulièrement.

La littérature décrit d’ailleurs les sites receveurs précréés comme une méthode pleinement contemporaine de transplantation et non comme une étape dépassée au profit des implanteurs.

6. La Saphir est-elle la seule façon d’obtenir une forte densité ?

Non.

Un implanteur peut également permettre des implantations denses.

Mais il ne faut pas confondre :

être capable d’implanter beaucoup de greffons

et

la méthode que nous jugeons la plus adaptée pour construire une grande surface fortement densifiée.

Pour une redensification ponctuelle au milieu de cheveux existants, le Choi présente un intérêt évident.

Pour une ligne frontale complète ou une grande zone dégarnie sur laquelle nous cherchons à construire une densité élevée et homogène, nous préférons préparer les sites en Saphir.

C’est ce qui explique que nous utilisions deux outils différents selon les indications.

7. Une approche également utilisée par des références internationales

La création préalable des sites receveurs n’est pas une particularité de Regenae.

Elle reste utilisée par plusieurs chirurgiens internationaux reconnus pour leurs résultats et leurs travaux sur la transplantation capillaire.

Le Dr Bijan Feriduni documente par exemple des interventions FUE utilisant des lames fabriquées sur mesure, adaptées à la taille des unités folliculaires, pour réaliser les incisions receveuses avant leur placement. Un cas récent de 3 744 unités folliculaires décrit des incisions parallèles avec des lames de 0,7 à 1 mm ; sa clinique documente également cette approche sur d’autres interventions importantes.

Son profil technique décrit également la possibilité de pratiquer du dense packing jusqu’à des densités élevées lorsque l’indication le permet.

Le Dr Koray Erdoğan et ASMED ont quant à eux documenté de nombreuses interventions de plusieurs milliers de greffons utilisant des lames Saphir personnalisées en lateral slit, avant placement des unités folliculaires. Un cas publié de 5 012 greffons sur 150 cm² décrit explicitement cette méthode.

Un autre cas documente plus de 5 500 greffons avec la même association : extraction FUE, incisions réalisées avec des lames Saphir personnalisées puis placement des greffons.

C’est un point important.

Dans la transplantation capillaire haut de gamme, la création préalable des sites receveurs reste une approche centrale.

Tous les chirurgiens n’utilisent pas le même matériau : certains travaillent avec du Saphir, d’autres avec des lames métalliques fabriquées sur mesure.

Mais l’idée selon laquelle une implantation au stylet aurait remplacé les sites précréés dans les techniques les plus avancées ne correspond pas à la réalité des pratiques.

8. Pourquoi utiliser spécifiquement du Saphir chez Regenae ?

Il faut distinguer deux choses :

la philosophie des sites précréés

et

le matériau utilisé pour les créer.

Le principal avantage que nous recherchons vient d’abord de la possibilité de préparer toute l’architecture.

Le saphir nous permet ensuite d’utiliser des lames très fines et calibrées pour créer ces micro-sites.

L’objectif est de maîtriser :

  • leur largeur ;
  • leur profondeur ;
  • leur orientation ;
  • leur angle ;
  • leur espacement.

Nous ne présentons pas le saphir comme un matériau qui ferait « mieux pousser » les follicules.

La repousse dépend de nombreux facteurs : qualité du greffon, extraction, manipulation, conservation, vascularisation, implantation et caractéristiques du patient.

Le rôle de la lame est de nous permettre de préparer précisément le terrain dans lequel ces greffons vont être implantés.

9. Alors à quoi sert le Choi ?

Le Choi devient très intéressant lorsque le problème change.

Prenons une personne qui n’a pas une zone véritablement chauve.

Elle conserve au contraire beaucoup de cheveux natifs, mais sa densité a diminué.

L’objectif est alors d’insérer de nouveaux greffons entre des follicules déjà présents.

Dans cette configuration, un implanteur permet de travailler de manière très localisée.

C’est notamment intéressant dans certaines :

  • redensifications diffuses ;
  • raies élargies ;
  • alopécies féminines sélectionnées ;
  • petites zones présentant encore beaucoup de cheveux natifs.

C’est là que nous trouvons le Choi particulièrement pertinent.

Le Choi n’est donc pas notre technique pour reconstruire une grande zone dégarnie à forte densité. Il est un outil adapté à des configurations où l’on doit travailler au milieu des cheveux existants.

10. Pourquoi ne pas utiliser le Choi pour toutes les greffes ?

Parce que l’intérêt principal du Choi n’est pas celui que nous recherchons sur la majorité de nos patients.

Sur une grande zone dégarnie, nous voulons avant tout :

dessiner toute la répartition ;

construire une forte densité ;

contrôler les gradients ;

préparer les angles ;

organiser plusieurs milliers de greffons.

Notre protocole Saphir répond directement à ces objectifs.

À l’inverse, lorsqu’il faut effectuer une redensification ciblée entre des cheveux présents, la capacité à implanter directement un greffon avec un stylet devient particulièrement intéressante.

C’est donc l’indication qui détermine l’outil, mais nos indications les plus fréquentes correspondent majoritairement à la FUE Saphir.

11. DHI signifie-t-il « sans incision » ?

Non.

Il existe beaucoup de confusion autour de ce terme.

Dans une FUE Saphir, le site receveur est créé avant que le greffon soit implanté.

Avec un stylet Choi de type sharp, l’instrument pénètre la peau et crée le passage au moment où il dépose le greffon.

Dans les deux situations, le cuir chevelu doit donc être pénétré pour accueillir l’unité folliculaire.

La DHI ne doit pas être comprise comme une greffe dans laquelle le follicule serait implanté « sans incision ».

La différence est surtout que les deux étapes sont séparées en Saphir et combinées avec certains implanteurs.

La littérature technique décrit précisément ce fonctionnement du Choi.

12. La DHI permet-elle moins de cicatrices ?

Il faut là encore distinguer zone donneuse et zone receveuse.

Dans les deux cas, lorsque le prélèvement est effectué en FUE, chaque unité folliculaire est extraite à travers un petit punch dans la zone donneuse.

Le choix Saphir ou Choi concerne essentiellement la zone receveuse.

Il ne change donc pas le principe même de cicatrisation lié à l’extraction FUE.

Sur la zone receveuse, les deux méthodes utilisent des micro-ouvertures cutanées.

Le résultat dépend davantage de leur diamètre, leur profondeur, leur densité et de la cicatrisation individuelle que de l’appellation commerciale de la technique.

13. La DHI est-elle forcément plus précise ?

La précision dépend surtout de ce que l’on cherche à contrôler.

Un Choi peut être extrêmement précis lorsqu’il faut introduire ponctuellement un follicule entre des cheveux existants.

C’est précisément pour cette raison que nous l’utilisons dans certaines indications.

Mais lorsqu’il faut construire une surface complète avec plusieurs milliers de greffons, nous recherchons une autre forme de précision : la maîtrise globale de la cartographie.

Nous voulons pouvoir regarder une zone avant implantation et savoir :

  • combien de sites elle comporte ;
  • où se trouvent les densités les plus élevées ;
  • où commence leur décroissance ;
  • comment évoluent les angles ;
  • comment les différentes régions sont connectées.

C’est cette précision globale qui nous conduit vers la Saphir sur la majorité de nos greffes.

14. Quelle technique permet la meilleure densité ?

La réponse dépend du contexte.

Mais pour les indications majoritaires chez Regenae, notamment les lignes frontales et les grandes zones dégarnies, notre protocole FUE Saphir nous permet de rechercher une densité supérieure et plus homogène que celle que nous visons avec le Choi.

Ce n’est pas parce qu’un stylet serait incapable de placer deux greffons très proches.

C’est parce que le dense packing sur une grande surface est pour nous un problème de planification globale, pas seulement de placement individuel.

Chaque site doit être positionné par rapport aux autres.

Sa taille et son angle déterminent également l’espace qu’il occupe sous la peau.

Une publication consacrée au dense packing souligne d’ailleurs que la taille du site, l’angle d’insertion et l’espacement entre les follicules déterminent directement la densité qui peut être obtenue tout en respectant les tissus environnants.

15. Plus dense ne signifie pas qu’il faut implanter le maximum possible

Notre recherche de densité ne consiste pas à poursuivre le chiffre le plus élevé possible.

La densité utile dépend notamment :

  • de la qualité de la zone donneuse ;
  • du calibre des cheveux ;
  • du nombre de cheveux par greffon ;
  • de la surface à traiter ;
  • des cheveux natifs éventuellement présents ;
  • de la vascularisation ;
  • de l’évolution future de l’alopécie.

Un patient disposant de cheveux épais et d’unités folliculaires riches en cheveux peut obtenir une excellente couverture avec une densité différente de celle nécessaire chez un patient aux cheveux très fins.

La bonne densité est donc celle qui permet d’obtenir le meilleur résultat visuel sans utiliser inutilement le capital donneur ni compromettre la vascularisation de la zone receveuse. Les limites de ce capital sont détaillées dans notre article combien de greffons peut-on prélever dans la zone donneuse sans l’abîmer ?

16. Quelle technique donne la ligne frontale la plus naturelle ?

Le naturel ne dépend jamais d’un seul instrument.

Une belle ligne frontale dépend notamment :

  • du dessin ;
  • de sa hauteur ;
  • de sa forme ;
  • des micro-irrégularités ;
  • du choix des greffons ;
  • des angles ;
  • de l’orientation ;
  • de la densité.

Mais précisément parce que ces éléments sont interdépendants, nous préférons les préparer ensemble avant l’implantation.

Le Saphir s’inscrit donc particulièrement bien dans notre philosophie de reconstruction de ligne frontale.

Nous pouvons préparer la ligne entière, ses transitions et ses variations de densité, puis répartir les unités folliculaires en fonction de cette architecture.

17. FUE Saphir vs DHI : notre lecture pratique

Critère FUE Saphir Choi / DHI
Extraction des greffons FUE Généralement FUE
Création des sites Avant l’implantation Au moment du placement avec un sharp implanter
Cartographie complète avant implantation Oui Non selon la technique DHI classique
Dense packing sur grande surface Technique privilégiée chez Regenae Possible, mais pas notre technique de référence
Densité recherchée sur ligne frontale Très élevée selon le cas Plus adaptée chez nous à des redensifications ciblées
Grandes sessions Particulièrement adaptée Plus contraignante pour notre organisation
Reconstruction complète de ligne frontale Technique de référence Possible
Contrôle préalable des angles Oui, sur toute la zone Site par site lors de l’implantation
Implantation entre cheveux natifs Possible Particulièrement intéressante
Redensification diffuse Possible Souvent privilégiée
Technique principale Regenae Oui Indications ciblées

18. Pourquoi le débat « DHI ou Saphir ? » est souvent mal posé

Parce qu’il donne l’impression que le patient choisit entre deux générations de technologie.

En réalité, la question est beaucoup plus concrète :

Comment voulons-nous construire votre zone receveuse ?

Si le projet consiste à reconstruire une grande ligne frontale, à restaurer un premier tiers et à y répartir plusieurs milliers de greffons avec une forte densité, nous privilégions la création préalable des sites en Saphir.

Si le projet consiste à ajouter quelques centaines ou un nombre plus limité de greffons au milieu d’une chevelure encore présente, le Choi peut être particulièrement utile.

Ce ne sont pas les mêmes problèmes techniques.

Il est donc logique qu’ils n’appellent pas toujours le même outil.

19. Ce que l’on observe chez les chirurgiens internationaux de référence

Il est également intéressant de regarder les pratiques plutôt que les appellations commerciales.

Plusieurs chirurgiens internationaux reconnus pour la qualité de leurs résultats utilisent encore aujourd’hui des sites receveurs créés préalablement avec des lames, parfois avec un dense packing important.

Le Dr Bijan Feriduni documente par exemple des interventions utilisant des lames personnalisées adaptées à la taille de chaque type d’unité folliculaire.

Le Dr Koray Erdoğan a documenté de nombreuses grandes interventions réalisées avec des lames Saphir customisées en lateral slit, y compris des sessions dépassant 5 000 greffons.

Ces exemples montrent surtout une chose :

les sites receveurs précréés restent pleinement au cœur de la transplantation capillaire de haut niveau.

Le Choi constitue un autre outil.

Il n’existe pas de logique selon laquelle un chirurgien devrait abandonner les sites précréés pour utiliser un implanteur afin d’effectuer une greffe plus avancée.

20. Alors, quelle technique choisit Regenae ?

Notre réponse est simple.

Pour la majorité de nos greffes : FUE Saphir

En particulier lorsqu’il faut :

  • reconstruire une ligne frontale ;
  • traiter les golfes ;
  • restaurer le premier tiers ;
  • traiter une grande surface ;
  • implanter plusieurs milliers de greffons ;
  • rechercher une forte densité ;
  • organiser précisément angles et orientations.

Pour certaines indications : Choi

En particulier lorsqu’il faut :

  • redensifier entre de nombreux cheveux natifs ;
  • travailler une zone diffuse ;
  • intervenir sur une zone réduite et très ciblée ;
  • traiter certains profils dans lesquels l’implantation directe offre un intérêt pratique.

Nous ne choisissons donc pas une technique en fonction de son nom.

Nous choisissons l’outil qui correspond le mieux au résultat que nous cherchons à construire.

Et dans la majorité des greffes réalisées chez Regenae, cet outil est la FUE Saphir.

En résumé

La FUE Saphir permet de préparer l’ensemble de la zone receveuse avant l’implantation.

Chez Regenae, c’est ce qui nous permet de travailler précisément :

la densité ;

la répartition des greffons ;

les angles ;

l’orientation ;

les transitions ;

et l’architecture générale de la ligne frontale.

C’est particulièrement important lorsque nous réalisons une greffe de plusieurs milliers de greffons ou lorsque nous recherchons un dense packing élevé sur une grande zone.

La DHI utilise généralement la même extraction FUE mais une méthode d’implantation différente, à l’aide d’un stylet.

Nous la privilégions dans certaines indications où sa capacité à introduire précisément des greffons entre les cheveux natifs apporte un avantage.

Saphir pour construire une zone importante et dense.

Choi pour certaines redensifications ciblées au milieu des cheveux existants.

C’est cette distinction qui guide notre choix technique.

Questions fréquentes

FUE Saphir ou DHI : laquelle donne le plus de densité ?

Chez Regenae, pour les grandes zones et les lignes frontales, nous privilégions la FUE Saphir pour obtenir une forte densité. La préparation préalable des sites nous permet de programmer leur nombre et leur répartition sur toute la zone. Le Choi peut également permettre une implantation dense, mais nous l’utilisons davantage pour des redensifications ciblées entre cheveux natifs.

La DHI est-elle meilleure que la FUE Saphir ?

Ce sont avant tout deux manières différentes de gérer la phase d’implantation. Chez Regenae, la Saphir est notre approche de référence pour les lignes frontales, les grandes zones et le dense packing ; le Choi est utilisé dans certaines indications spécifiques.

Pourquoi la Saphir permet-elle une forte densité ?

Parce que l’ensemble des sites peut être préparé avant l’implantation. Il est ainsi possible de planifier précisément leur espacement, leur répartition et leur densité sur toute la surface receveuse.

La DHI est-elle plus moderne ?

Implanteurs et sites précréés sont deux approches utilisées dans la transplantation capillaire moderne. De grands chirurgiens internationaux continuent à utiliser des sites précréés avec des lames personnalisées, et certains ont documenté l’utilisation de lames Saphir sur des greffes de plusieurs milliers de follicules.

Les grands chirurgiens utilisent-ils la Saphir ?

Certains chirurgiens internationaux reconnus utilisent spécifiquement des lames Saphir ; Koray Erdoğan a par exemple documenté cette technique sur de grandes sessions FUE. D’autres, comme Bijan Feriduni, utilisent des lames personnalisées dans un autre matériau. Le point commun est surtout l’importance donnée à la création préalable et précise des sites receveurs.

La DHI est-elle sans incision ?

Non. Le stylet doit pénétrer la peau pour créer l’espace dans lequel le greffon est placé. Avec certains implanteurs, création du site et implantation sont simplement réalisées dans le même geste.

Le saphir fait-il mieux repousser les cheveux ?

Ce n’est pas ainsi que nous présentons son intérêt. La repousse dépend de nombreux paramètres. L’avantage recherché chez Regenae est principalement la précision dans la création des sites et la possibilité de planifier l’architecture globale avant l’implantation.

Quelle technique pour une ligne frontale ?

Chez Regenae, nous privilégions la FUE Saphir pour les reconstructions de ligne frontale, notamment parce qu’elle permet de préparer précisément densité, progressivité, angles et orientations avant le placement des follicules.

Quelle technique pour une alopécie diffuse chez une femme ?

Lorsque de nombreux cheveux natifs sont encore présents et qu’il faut ajouter des follicules entre eux, un implanteur de type Choi peut être particulièrement intéressant. L’indication dépend toutefois de l’origine de l’alopécie et de la qualité de la zone donneuse.

Peut-on faire 4 000 greffons en DHI ?

Techniquement, un grand nombre de greffons peut être implanté avec différents outils. Pour les grandes sessions, Regenae privilégie cependant la FUE Saphir, notamment pour pouvoir préparer et organiser l’ensemble des sites avant le placement.

Sources

Farjo B et al. Dense packing: surgical indications and technical considerations. La publication décrit le dense packing au-delà d’environ 30 à 35 unités folliculaires/cm² et insiste sur la sélection du patient et la planification des sites receveurs.

La revue Optimal Hair Transplant Recipient Site Slit Design: Minimizing Vascular Damage analyse l’influence de la taille, de la forme, de l’angle et de la disposition des sites receveurs sur la densité et la vascularisation.

La littérature consacrée à la zone receveuse décrit le fonctionnement des implanteurs de type Choi et les différentes méthodes utilisables pour le placement des unités folliculaires.

Des cas publiés par les équipes du Dr Bijan Feriduni documentent l’utilisation de lames personnalisées pour réaliser les incisions receveuses avant implantation.

Des cas publiés par le Dr Koray Erdoğan / ASMED documentent l’utilisation de lames Saphir personnalisées en lateral slit sur des sessions FUE dépassant 5 000 greffons.

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